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Coups de foudre Retrouvez sur Facebook

Coups de foudre

2013 – 2014

Viola est mon amie. Une chère amie.
Viola ne parle pas beaucoup.
Ça tombe bien, moi non plus !
Viola, quand je la photographie, c’est comme une sœur. Quand je l’ai dans mon viseur, c’est une relation profonde, suivie, intime même. Viola n’est pas un garçon manqué. Sous son cuir, c’est une fille féminine qui a juste des bras puissants et un dos qu’on prêterait à un garçon.
Viola est une boxeuse qui s’épuise à concilier son art et une vie qui ne l’intéresse pas car elle la tient à distance du ring par les besoins de subsistance.
Ce reportage est un portrait continu de la vie de mon amie ou plutôt de son évanescence qui s’agrippe à ses rêves de victoires sur un ring. Dans la vie de Viola, tout ce qui n’est pas boxe est entre parenthèses, comme du temps perdu l’éloignant d’horizons lointains qui dans sa discipline s’appellent les cordes.
Viola n’aura sans doute jamais l’occasion de vivre de sa passion alors sa passion la fait vivre. Elle donne tout ce qu’elle a de la vie -avant et après- ses combats sans jamais appeler le Magicien Dose. Chez elle on ne mange pas de ce pain là, mais des pâtes de la Mama.
Pour moi, Viola est l’archétype magnifié du sport. Du vrai. Celui qui sent bon la sueur et le dépassement de soi. Elle est l’héroïne inconnue du sport anonyme qu’on ne voit jamais dans les grands media. 
La photographier n’est pas chose aisée car si Viola soumet son corps à une extraordinaire détermination, il lui arrive souvent de s’effacer.

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